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US Open : l'apprentissage continue pour Raphaël Collignon

Premier tableau final de l'US Open pour Raphaël Collignon qui n'a pas hérité d'un mauvais tirage. Ce lundi, il se retrouvera face au Colombien Daniel Elahi Galan, 29 ans, 131e mondial, lucky loser, mais qui fut 56e à l'ATP il y a deux ans et qui a battu le Liégeois en Australie au début de l'année. A quelques heures de son match, Raphaël a répondu aux questions de tennis Belgium.
 

Le premier véritable US Open de Raphaël Collignon commencera donc ce lundi sur le court 15 de Flushing Meadows, juste après le match d'ouverture qui opposera à partir de 17 h (belge) Zizou Bergs au Taïwanais Chun-Hsin Tseng (24 ans, ATP 119). Depuis qu'il a été victime d'un arrachement osseux au pouce de la main droite fin mai, ce qui l'a privé de Roland Garros, le Liégeois tente de retrouver son meilleur niveau. Ayant repris la compétition à Wimbledon plus vite que prévu et de manière un peu inespérée, il n'a gagné que cinq matches depuis lors et dans des tournois Challenger, avec un quart de finale à Braunschweig et une demi à Bonn. Il se retrouve du coup juste en dehors du Top 100 (ATP 105). Il a par exemple été éliminé au premier tour de l'ATP 250 de Bastad par l'Italien Darderi qui a ensuite gagné le tournoi et celui d'Umag dans la foulée. Depuis New York, notre compatriote de 23 ans répond aux questions de Tennis Belgium.
 
Q. Raphaël, comment vous situez-vous au moment d'entrer pour la première fois dans le tableau final de l'US Open ?
 
Raphaël Collignon: Je n'ai pas gagné énormément de matches depuis ma blessure, et même aucun en tournoi ATP. Je suis encore en pleine phase d'apprentissage à ce niveau. Je mets toujours un peu de temps à m'adapter quand je monte de catégorie, cela a déjà été le cas en ITF, en Challenger et maintenant en ATP, il faut que je prenne mes marques, que je trouve ma place. A l'entraînement, je me sens à nouveau de mieux en mieux, je joue par moments très bien, maintenant il faut que cela se goupille en match, si j'y arrive il n'y a pas de raison que cela ne se passe pas bien.
 
Q. Plus de soucis avec le pouce ?
 
Non, mais cela a quand même bien freiné ma saison. J'étais dans une bonne dynamique, et il y avait un os fracturé, on craignait vraiment que cela dure beaucoup plus longtemps. Il a fallu se remettre dans le rythme des tournois plus vite que prévu. Une bonne surprise. Mais le cerveau était encore un peu en mode "off", il a dû se réadapter. J'ai un peu plus de marge en Challenger, c'est pourquoi j'ai voulu en disputer un (sur terre battue, ndlr) avant de partir aux USA. Je n'y ai pas très bien joué mais j'ai fait demi. Ce sont mes premiers tournois américains, j'ai réalisé de super résultats sur dur à l'intérieur, mais je n'ai pas l'habitude de cette surface en plein air, soleil, vent, rapidité des courts, on a moins le temps de s'ajuster, ce qui peut me mettre mal à l'aise. Bref, je préfère qu'il n'y ait pas trop d'attentes, c'est très mauvais pour moi (sourire), mais cela se passe de mieux en mieux depuis que je suis ici, j'espère pouvoir jouer un bon match ce lundi.
 
Q. Au tirage au sort vous avez hérité de Laslo Djere, qui s'est finalement retiré, c'est donc un lucky loser que vous allez affronter. Cela aurait pu être pire.
 
R. Oui, mais Galan doit donc être particulièrement heureux d'être là, et il va jouer crânement sa chance. Il a déjà atteint le troisième tour ici et il aborde le match avec plus de quatre heures de tennis dans les jambes puisqu'il a disputé les qualifs. Il a aussi l'avantage psychologique d'avoir remporté (en trois set 6-3, 3-6, 6-2, ndlr) la seule rencontre dans laquelle nous nous sommes déjà affrontés, la première de cette année, c'était à Canberra. Un mauvais match de ma part, il faut le dire. A moi d'inverser la tendance.
 
Q. Ne plus être dans le Top 100 c'est important ?
 
Bien sûr que c'est important. On y acquiert de l'expérience, on se confronte à de plus gros tournois, financièrement cela change la donne, y être m'a déjà permis de découvrir plein de choses. Je n'en suis pas loin, et je vais faire tout ce que je peux pour y retrouver ma place sans que cela devienne une obsession. J'ai quelques gros points à défendre d'ici la fin de l'année (un peu moins de 200, ndlr) mais concentrés en trois semaines, une victoire et deux finales en Challenger, surtout fin octobre, début novembre. Il y a la place pour prendre des points d'ici là, dans les tournois comme celui-ci il y en a même beaucoup. Par la suite, il y aura la rencontre de Coupe Davis en Australie. Un fameux déplacement qui ne tombe pas très bien, mais c'est une belle expérience et un honneur. Par contre, au retour, je ne repartirai pas en Chine comme on l'avait pensé. C'est loin, et mon classement ne me faciliterait pas la tâche pour entrer dans les tableaux. Je privilégierai ma place dans le Top 100, avec deux Challengers sur terre battue au Portugal où j'ai joué une finale l'an dernier et où je me sens bien, puis un autre Challenger, sur dur intérieur, en France, avant l'European Open de Bruxelles. Cela ferait certes quatre tournois de suite, mais c'est un programme que l'on peut aussi alléger d'une manière ou d'une autre en cas de bons résultats. 
 
 
 

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