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Gauthier Onclin retrouve le sourire

Après une période de quatre mois sans gagner un match, Gauthier Onclin s'est refait une santé sur le circuit ITF 30.000 dollars. Il y a remporté dimanche à Toulouse son deuxième tournoi en un mois, et sera 246e mondial (il était 318 début février) lundi prochain, ce qui lui permet mathématiquement d'espérer encore accéder aux qualifications de Roland Garros fin mai.
 

Le sourire et la confiance sont revenus sur le visage de Gauthier Onclin, ça fait plaisir. Un mois après s'être imposé au Portugal dans le tournoi M25 de Vila Real de Santo Antonio, il a récidivé à Toulouse ce dimanche, après avoir atteint les quarts de finale du Challenger de Cherbourg la semaine précédente, éliminé par l'Autrichien Rodionov que l'équipe belge de Coupe Davis retrouvera sur sa route en septembre. En l'espace de cinq semaines, il a disputé vingt matches et n'en a perdu que trois, il a regagné 73 places au classement ATP pour se retrouver Top 250 (246e exactement), avec vue éventuelle sur les qualifications de Roland Garros. Encore qu'il soit lui-même assez réservé quant à ses chances de les atteindre.
 
"La deadline c'est le 20 avril, et j'ai déjà beaucoup joué, même si c'est une bonne fatigue quand on gagne (sourire) et que j'ai encore envie de continuer un peu, je me sens bien", dit-il. "Il faut surtout tenir compte du fait que j'ai encore des points à défendre d'ici là (28 exactement, ndlr), ce qui m'oblige quasiment à remporter les deux tournois qui figurent à mon programme  - Saint-Dizier cette semaine, et ensuite probablement Heraklion en Grèce - avant de "couper" pour passer sur terre battue. Cela s'annonce très compliqué. Comme je vous l'ai dit, j'essaie de ne plus trop courir après les points et de ne plus être obnubilé par ce genre d'objectif à court terme. Pour l'avoir fait dans le passé, je sais que c'est rarement profitable. Je me suis fixé un but plus lointain, au delà même de Wimbledon, c'est l'US Open, avec la perspective réjouissante d'un Challenger à Huy en juillet, quasi à la maison, et d'une fin de saison où je n'ai presque rien à défendre."
 
A Toulouse, le Liégeois, dont c'est le 15e titre sur le circuit ITF, n'a abandonné qu'un set sur toute la semaine, victorieux en finale du Norvégien Viktor Durasovic (ATP 452), 29 ans, 6-3, 6-2. "Je suis surtout content de mon niveau de jeu en demi et en finale, c'étaient de bons matches", continue-t-il. "Je me focalise sur ce que l'on essaie de travailler et sur ce que l'on cherche à mettre en oeuvre avec Germain (Gigounon, son coach, ndlr), même s'il n'était pas là la semaine dernière - c'est Yannick Mertens qui était cette fois à mes côtés. Ainsi, mon service va déjà beaucoup mieux, je suis aussi plus en mouvement, j'essaie de prendre la balle plus tôt, d'avancer plus dans le court, et mentalement de me faire plus confiance, d'éviter d'être trop négatif ou catastrophiste, ce qui m'arrive trop souvent quand ça va moins bien."
 
 

Publié le 24-03-2026

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