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Billie Jean King Cup : les Yellow Aces y croient

Juste avant que les joueurs de Steve Darcis n'entament leur phase finale de Coupe Davis à Bologne, la Lotto Belgian Billie Jean King Cup team jouera ce week-end en Bavière sa place dans le groupe mondial face à l'Allemagne et la Turquie. Seul le vainqueur sera qualifié. Chez elles, les Allemandes, avec deux Top 100, sont favorites, mais elles auront la pression, au contraire des jeunes Belges qui abordent ces play-offs en "outsiders".
 

Evacuons le sujet d'entrée avec le capitaine Wim Fissette. La Belgique jouera à nouveau sans sa meilleure représentante, Elise Mertens, qui n'a plus défendu ses couleurs depuis 2022.
"J'espérais vraiment qu'elle soit là", dit-il. "Je sais que, quelque part, elle en avait l'intention et qu'elle y a réfléchi. Mais après l'US Open, elle s'est mise comme objectif de finir l'année Top 20 mondiale, et elle y est parvenue. Pour y arriver, elle a modifié son programme et disputé beaucoup de tournois en Asie, avant de remporter le Masters de double. Du coup, à l'arrivée, cette semaine de Billie Jean King Cup c'était trop. J'ai déjà vécu ça avec d'autres joueuses, mentalement et physiquement. Je comprends. C'est elle qui prend sa décision, je ne peux rien y faire. Bien sûr, je veux toujours avoir la meilleure équipe, et sa présence peut changer beaucoup de choses, en simple comme en double. C'est dommage. Mon sentiment est qu'il y a encore des chances de la revoir en Billie Jean King Cup, on verra l'an prochain, mais c'est quelque chose dont je ne peux malheureusement décider moi-même."
 
Greet Minnen a fait un break
 
Le capitaine se trouve donc à pied d'oeuvre, dans les installations du Tennis Club Ismaning à une vingtaine de bornes de Munich, avec l'équipe qui a émergé des barrages en avril dernier face à la Grèce, à la Hongrie et à la France avec la victoire décisive de Jeline Vandromme contre Alizé Cornet. Une équipe belge rajeunie qui, à l'instar des garçons en Coupe Davis, fait bloc et progresse. Hanne Vandewinkel (qui vient de gagner son premier tournoi WTA à Mexico), Sofia Costoulas (désormais conseillée par Yanina Wickmayer) et Jeline Vandromme (dominatrice chez les juniores, US Open, Masters) profitent également durant une semaine d'un encadrement professionnel de haut niveau. Ce qui compense le fait que la saison a été longue pour tout le monde. Si l'on excepte Magali Kempen, qui est là pour le double (elle est 71e mondiale), et Jeline Vandromme, qui vient d'atteindre le Top 500, nos compatriotes abordent le week-end dans un mouchoir de poche au classement WTA, entre la 122e et la 149e place mondiale. Ce qui représente une continuité dans la progression pour Hanne et Sofia, mais aussi un petit coup d'arrêt pour Greetje Minnen, la plus expérimentée de la bande. Au sens propre comme au figuré puisque la Campinoise, qui a décroché du Top 100, a carrément fait un break sur le circuit. "J'en avais besoin physiquement et mentalement", explique-t-elle, "je n'étais pas blessée, j'ai continué de m'entraîner, j'avais besoin de recharger mes batteries à la maison, je me sens bien, je suis physiquement prête et fraiche. Les filles sont jeunes et pleines de confiance, j'espère pouvoir les aider sur et autour du terrain."
 
"Je n'exclus pas que Jeline joue"  
 
Reste à voir qui Wim Fissette alignera lors de ces deux rencontres. "Je sais déjà que ce sera une décision difficile à prendre, leur niveau est très proche les unes des autres", dit-il. Quand on lui rappelle la prestation décisive de Jeline Vandromme en avril contre la France, le capitaine s'épanche un peu plus : "Dès la première fois où je l'ai vue, elle m'a laissé une énorme et positive  impression. Elle a encore fait des pas en avant depuis. Les autres aussi. Dans un bon jour, je suis convaincu que Jeline peut rendre la vie difficile à une Top 50. Et j'imagine ce que ce serait comme pression supplémentaire pour une Allemande devant son public, face à une fille de 17 ans 477e mondiale qui lui fait des misères. Je n'exclus certainement pas qu'elle joue ce week-end."
Quant aux forces en présence, les Turques, premières adversaires des Belges samedi, peuvent surtout compter sur Zeynep Sonmez, 23 ans, 113e mondiale. La deuxième joueuse, Cagla Buyukakcay, est 314e. Les Allemandes ont perdu deux atouts durant ces dernières heures, Tatjana Maria et Laura Siegemund, deux Top 100 et un paquet d'expérience, mais avec Eva Lys (23 ans, WTA 40), que Greetje Minnen a battue il y a deux ans, et Ella Seidel (20 ans, WTA 85), qui ont très bien joué cette année, elles restent largement mieux classées. "Je m'attends quand même à deux rencontres serrées où quelques points feront la différence et où le double sera très important", résume Wim Fissette. "Sur le papier, l'Allemagne est au dessus, avec deux joueuses en forme, ce sera difficile mais c'est certainement possible, je crois notre équipe capable de causer la surprise."
 
Pour la première fois, on le sait, les Belges se présenteront sous l'appellation Yellow Aces. Elles aiment bien. "C'est un bon nom, d'autant plus qu'il y a Red Aces pour les hommes, on devrait peut-être jouer en jaune plutôt qu'en rouge et noir, faudra y réfléchir", sourit Greetje.
 
Le programme :
 
Vendredi, 15 h, Allemagne - Turquie
Samedi, 14 h, Turquie - Belgique
Dimanche, 13 h, Allemagne - Belgique
Les rencontres comportent deux simples et un double.
 
 

Publié le 14-11-2025

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