15e US Open de David Goffin
Quinze US Open, c'est impressionnant. Ce sont autant de souvenirs accumulés, parmi lesquels trois huitièmes de finale. A 34 ans, David Goffin éprouve un peu de mal à revenir à nouveau d'un contretemps physique surgi de nulle part. L'an dernier, la tournée US avait contribué à le relancer. Peut-il en être de même cette fois ? Réponses via Tennis Belgium
La blessure fortuite au pied subie fin avril lors du Masters 1000 de Madrid a clairement torpillé la saison de David Goffin qui a travaillé d'arrache... pied pour revenir au plus vite. Il a raté Roland Garros, mais pas Wimbledon. Sauf que sur le gazon anglais il était loin d'être prêt au niveau souhaité. "Pouvoir jouer sans problème, c'est une chose. Oser y aller, retrouver confiance physiquement et tennistiquement en est une autre", dit-il. Et d'autant plus quand on avance en âge et que la vie change, avec une petite fille. Jusqu'ici, il a toujours su revenir. Des expériences passées qui peuvent l'aider aujourd'hui. "Je suis dur avec moi-même, perfectionniste", continue-t-il, "quand ça ne se passe pas parfaitement comme je le voudrais, je me retrouve avec pas mal de doutes. En même temps, un match peut faire office de déclic, ce serait bien que cela arrive ici."
Une saison n'est pas l'autre, mais l'an dernier il avait relancé sa saison à ce moment de l'année, avec une demi-finale à Winston Salem et un troisième tour à l'US Open, avec des victoires à New York contre Tabulo, qui était tête de série, et Mannarino. Depuis sa blessure mi-avril, David, retombé 80e mondial, n'a, en fait, plus remporté qu'une seule victoire, au premier tour de l'ATP 250 de Gstaad. "Il y a certains passages pas mal dans tous ces matches, mais certains autres pas bons du tout, dans lesquels je me fais breaker par des adversaires, quels qu'ils soient, qui savent profiter des opportunités à ce niveau, cela se traduit immédiatement au marquoir. Et puis, bien sûr, quand on perd de suite, on finit par manquer de matches. Ceci dit, on s'est bien entraîné, on a tout fait pour être le plus en forme possible mardi. Je me sens déjà un peu plus solide dans le jeu et au service".
Quentin Halys
Lors de ce premier tour de Flushing Meadows, notre compatriote n'a pas tiré un mauvais numéro, du moins sur le papier, puisqu'il rencontrera quelqu'un qu'il connaît bien, avec lequel il s'est déjà entraîné, le Français Quentin Halys, 70e mondial, qu'il a battu en deux sets à Anvers en 2023 lors de leur seule confrontation. "C'est quand même quelqu'un d'assez agressif, avec une bonne première balle et des frappes dangereuses quand il est bien dans son match, il a en revanche un peu de mal à se déplacer, il faut essayer de le faire bouger, il peut avoir aussi des hauts et des bas dans une rencontre. Mais je dois d'abord regarder dans mon assiette et faire en sorte de garder en match cette solidité, cette constance que je retrouve à l'entraînement. Quand on est en manque de confiance, tous les matches deviennent difficiles.".
David est accompagné de sa femme et de sa fille aux Etats-Unis depuis trois semaines, et en quinze participations il a pu voir l'évolution de ce qu'il appelle "le plus gros tournoi du monde". "Flushing Meadows c'est de plus en plus énorme et c'est toujours full, même avant que le tournoi lui-même ne commence, avec les qualifications traitées presque comme le tableau final, le double mixte "new look", le kids day, il y a du monde et du bruit partout, et il y a encore des projets d'agrandissement... j'espère les voir. J'ai tout vécu ici, la chaleur suffocante, la pluie qui noie tout, l'indoor, j'y ai affronté Roger (Federer), il m'a peut-être manqué d'atteindre les quarts de finale alors que j'ai été trois fois en huitièmes." Cette année, il y jouera aussi le double, avec son pote français Alexandre Muller, comme en Australie et à Wimbledon. "C'est une discipline que l'on n'a jamais beaucoup pratiquée, mais cela pourrait changer à l'avenir, juste pour le plaisir, même si on n'a pas encore gagné ensemble, on a quand même eu balle de match à Wim."
En revanche, son nom ne figure pas dans la sélection de Steve Darcis pour le match de Coupe Davis face à l'Australie à Sydney. "Pour autant, je n'ai pas abandonné l'idée de jouer encore... si Steve (Darcis) veut de moi bien sûr. On décide un peu en fonction de chaque rencontre, du moment, de l'endroit, de la surface. A ce stade de ma carrière, et avec ce qui m'est encore tombé dessus à Madrid, je suis plus prudent, je fais plus attention, un voyage en Australie serait trop fatigant et risquerait de compromettre ma fin de saison". Fin de saison où, on n'en parle guère, il aura énormément de points ATP à défendre, 413 exactement, avec ce 3e tour de l'US Oepn et ses deux quarts de finale de Shanghaï et de Bâle.
La rencontre David Goffin - Quentin Halys est programmée ce mardi sur le court 11 aux environs de 18 h 30/19 h belge, après un match féminin prévu à 17 h.
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