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Raphaël Collignon remporte son premier match à Roland Garros

Raphaël Collignon s'est logiquement imposé face à l'Australien Aleksandar Vukic au premier tour du tournoi de Roland Garros. Il rencontrera mercredi le 5e mondial Ben Shelton. Elise Mertens a mis plus de temps à se mettre en jambes, mais ensuite elle a déroulé. Ce mardi Hanne Vandewinkel défie Madison Keys alors que Raphaël Collignon et Zizou Bergs joueront le double face à Sander Gille et Sam Verbeek.
 

Privé de son premier Roland Garros l'an dernier en raison d'une blessure au pouce, Raphaël Collignon a fait son apparition, lundi en fin d'après-midi, sur un court numéro 9 qui lui était dévoué tout entier. L'ambiance y est montée progressivement, d'abord polie, puis franchement encourageante, et finalement euphorique une fois la victoire acquise. Il faut dire que la manière dont le Liégeois a dominé la première manche (6-3) témoignait de la supériorité tranquille de "Raph" face au 96e mondial australien. D'autant que notre compatriote mena rapidement à 4-1 au deuxième set, qu'il boucla à nouveau 6-3 en 30 minutes. 

"Comme si je jouais ce premier tour à Fayenbois"

Ce fut moins impérial lors d'une troisième manche où il fut breaké d'entrée, refit son retard immédiatement, mais dut sauver trois balles de set sur son service à 5-6, avant de remporter le tie-break 7-4 sur deux grosses premières balles. Il s'agit de la première victoire de Raphaël à Roland Garros, mais pas en Grand Chelem. On se souvient que, l'an dernier, il avait changé de dimension lors de l'US Open, lorsqu'il avait atteint le troisième tour après avoir éliminé le Norvégien Casper Ruud. 

"Les supporters jouent certainement un rôle important, surtout quand ça va moins bien comme au troisième set", confirmait Raphaël. "Je me doutais qu'il y aurait beaucoup de Belges, j'avais d'ailleurs dû me décarcasser avec Steve (Darcis) pour obtenir six places supplémentaires par rapport à mon quota. Il y avait la famille, les amis, les amis des amis, les gens de la fédé, cette célébration sur le court donnait des frissons. C'est bien de pouvoir partager ainsi, c'est un peu comme si j'avais joué ce premier tour à Fayenbois (sourire). Pour moi, il s'agit de ce que les Anglais appellent "a great winning". Gagner à Roland Garros, c'était mon rêve quand j'étais enfant. Comme beaucoup d'autres sans doute, mais voilà je l'ai réalisé".

"C'est quand je n'ai rien à perdre que je sors de gros trucs"

Le troisième set a quand même été plus compliqué, notamment avec ces trois balles de set sauvées. "C'est là que les gens m'ont aidé, les gens et puis l'ombre qui prenait possession du court, diminuant la chaleur à un niveau plus raisonnable. Je plains Elise (Mertens) et Zizou (Bergs) d'avoir dû jouer en plein cagnard. Je dois dire que j'ai subi une petite décompression au moment d'entamer ce troisième set. Je n'ai finalement pas tellement l'habitude des matches en trois sets gagnants. En temps normal, deux sets gagnés suffisent." C'est donc ce qu'il vaudra mieux éviter face à quelqu'un qui risque de le lui faire payer cash, comme l'Américain Ben Shelton, 5e mondial. "Raph" est au courant. "C'est un gros client", qui est surtout fort sur dur extérieur et qui a beaucoup progressé y compris sur terre battue. L'an dernier, il avait été éliminé ici en 1/8e de finale et en quatre sets par Carlos Alcaraz himself. Cette année, il a gagné un ATP 500 à Munich. Mais j'ai déjà réalisé des résultats contre quelques Top 10, j'ai encore inquiété Muzetti en début d'année, je vais devoir jouer mon meilleur tennis, mais c'est en général quand je n'ai rien à perdre que je sors de gros trucs."

Elise commence lentement, mais finit en force

En plus de l'étouffante chaleur qui écrasait le court numéro 14 lundi en début d'après-midi, Elise Mertens, 21e mondiale, s'est trouvée confrontée à une joueuse atypique pour son entrée en lice Porte d'Auteuil. L'Allemande Tatjana Maria, 38 ans, est, notamment, la grande spécialiste du slice en coup droit et en revers, elle a déjà donné la migraine à quelques frappeuses qui jouent en cadence et manquent de plan B. "Avec elle, cela change tout le temps, mais je préfère ça à une qui tape à travers tout", expliquait notre compatriote qui n'en a pas moins éprouvé toutes les difficultés du monde lors d'une première manche chaotique (sept breaks au total) qu'elle a heureusement fini par enlever 7-5. 

"Il faut s'adapter à ce jeu, trouver la bonne balance, sans prendre trop de risques, d'autant qu'un premier match en Grand Chelem n'est jamais facile", continue celle qui n'a pas oublié son élimination d'entrée l'an dernier des oeuvres de Loïs Boisson future demi-finaliste. "Je n'étais pas à 100 % au début, mais au fil des jeux je me suis sentie plus à l'aise, et je suis surtout contente de mon deuxième set (conclu 6-0, ndlr), je suis parvenue à raccourcir les échanges, j'ai plus suivi à la volée, je suis contente de la manière dont j'ai terminé le match, je suis bien entrée dans le tournoi."  Le deuxième tour de la Limbourgeoise s'annonce plus encore comme un saut dans l'inconnu, puisqu'elle affrontera une gauchère dont elle ne sait à peu près rien, la Polonaise Maja Chwalinska, 114e mondiale et issue des qualifications, qui a tout de même écarté en deux sets 6-4, 6-0 la Chinoise Qinwen Zheng (WTA 56), championne olympique en 2024 sur l'ocre parisien. 

Débuts en fanfare pour Hanne Vandewinkel

La deuxième Belge engagée en tableau final cette année est Hanne Vandewinkel, 99e mondiale, pour laquelle il s'agira d'une première en Grand Chelem. Et pas n'importe laquelle. Ce mardi après-midi, elle affrontera en effet en troisième rotation (à partir de 11 h) rien moins que la 19e mondiale, l'Américaine Madison Keys, sur le superbe court Simonne Mathieu. Des débuts en fanfare et un moment qui peut compter dans une carrière.

A noter aussi le premier tour du double qui verra trois Belges en découdre. Zizou Bergs et Raphaël Collignon seront en effet opposés à Sander Gille et son partenaire Sam Verbeek.
 

Publié le 26-05-2026

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