Raphaël Collignon double la mise à Pau!
Le Liégeois défendait la semaine dernière les 125 points ATP remportés il y a douze mois grâce à sa victoire dans le Challenger de Pau. Il a remis ça dimanche dans le Béarn, en s'imposant en finale à Benjamin Bonzi, ex Top 50 et membre de l'équipe française de Coupe Davis. Un succès qui lui permet de pointer 59e à l'ATP. Il ne perdra les points palois de 2025 que le 23 février. Une bien belle perf;
Il y a des endroits qui réussissent mieux que d'autres aux joueurs de tennis, où ils se sentent un peu chez eux, même si c'est difficile à expliquer. Pour Raphaël Collignon, c'est le cas du Challenger ATP 125 de Pau, dont le directeur n'est autre que Jeremy Chardy. Le Liégeois de 24 ans y a remporté dimanche son cinquième titre en tournoi Challenger et le deuxième d'affilée dans la capitale du Béarn. En même temps, avec ces 125 points en jeu, il y avait tout intérêt s'il ne voulait pas rétrograder au classement mondial. "On m'en avait tellement parlé que j'avais à coeur de réaliser ce doublé", reconnaît Raph, "j'adore le tournoi, j'adore les gens, j'adore la surface, je m'y sens très bien."
Il y a en quelque sorte prolongé, à un autre niveau, la bonne impression laissée en Australie en début de saison, puis en Coupe Davis, malgré le changement de surfaces. "J'ai eu un jour de plus qu'Alexander (Blockx, éliminé d'emblée par le Français Clément Tabur, ndlr) pour m'adapter en arrivant de Plovdiv, et cela m'a aidé, Alex n'avait peut-être pas complètement récupéré", explique le Liégeois. "J'ai parfois eu du mal à entrer dans mes rencontres, mais j'ai joué de mieux en mieux jour après jour. C'est super de pouvoir revivre la même émotion au même endroit d'une année à l'autre. La stabilité émotionnelle et la lecture des matches a été une des clés de la semaine, j'ai su rester calme et bien cerner les moments importants, cela me conforte dans l'idée que je peux encore réaliser de belles choses cette année."
Pour autant, il n'a pas déroulé tranquillement au fil des matches, déjà avec un premier tour contre... le finaliste de l'an dernier, l'Allemand Patrick Zahraj, puis un deuxième face au serveur gaucher américain de 2 m 03 Martin Damm gagné sur deux tie-breaks, et enfin trois affrontements avec des talents français, Luka Van Assche d'abord, Clement Tabur ensuite, et Benjamin Bonzi pour conclure, le tout sans perdre un set. Certes, comme 69e mondial, il était la tête de série numéro une du tournoi, mais encore fallait-il confirmer ce statut, surtout face à nos voisins du sud devant leur public.
En demi-finale comme en finale, il a d'ailleurs été breaké en premier. "Cela m'arrive de temps en temps, je suis un diesel", sourit-il, "mais il faut également dire que Clément Tabur comme Benjamin Bonzi jouaient vraiment très bien." A chaque fois, il a non seulement refait son retard, mais pris l'avantage 7-5 en demi, 7-6 en finale, pour s'imposer logiquement en deuxième manche, 6-4 contre Tabur, 6-1 face à Bonzi. "J'ai commencé à mieux servir, et j'ai maintenu l'intensité à un haut niveau, dans l'ensemble je crois avoir fait preuve d'une grande solidité. Je sais qu'il faudrait que je me fasse encore plus violence en allant vers l'avant, pour être moins obligé de courir, mais quelque part c'est aussi mon jeu naturel, et je crois avoir pas mal progressé sur mes points forts, au service ainsi que dans l'attaque de fond de court."
Raphaël n'avait pas Steve Darcis à ses côtés durant cette semaine paloise, où il était seulement accompagné de son pote kiné Hugo Léonard. "C'est chouette de pouvoir avoir quelqu'un pour les soins, c'est important, j'en ai souvent besoin, et avec un ami on peut aussi parler d'autre chose", sourit-il.
Hugo sera d'ailleurs du prochain voyage aux Etats-Unis avec Steve. Raph devait en principe disputer les qualifications à Dubai, mais il va plutôt prendre le temps de récupérer et de se préparer pour les deux Masters 1000 de mars, Indian Wells et Miami, avec éventuellement le Challenger 175 de Cap Cana en République Dominicaine entre les deux.
Publié le 16-02-2026
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