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Elise Mertens intègre les Yellow Aces

Vendredi et samedi, les Yellow Aces tenteront de se qualifier en Billie Jean King Cup face aux Etats-Unis sur la terre battue du Coretec Dôme d’Ostende. Face à son redoutable adversaire, privé de ses meilleurs atouts mais toujours hyper performante avec sa kyrielle de Top 100, elles comptent sur le retour d' Elise Mertens, pour les mener en phase finale au mois de septembre en Chine.
 

 Il y a deux ans, l'équipe belge s'était rendue aux Etats-Unis en qualification de Billie Jean King Cup pour affronter le Team USA qui nous rend cette fois visite vendredi et samedi à Ostende. A l'époque, les Américaines alignaient notamment Jessica Pegula et Emma Navarro, alors que, côté belge, Hanne Vandewinkel (à l'époque 278e mondiale, aujourd'hui 94e) et Sofia Costoulas (279e, à présent 135e) faisaient leurs premières armes. Elles s'étaient inclinées avec les honneurs. Le premier jour, elles avaient réussi à prendre chacune un set à leurs prestigieuses adversaires en simple. "Ce fut une expérience pour elles face à des top players mondiales et une étape enrichissante dans leur progression", se souvient le capitaine Wim Fissette.
 
Cette semaine, on est dans un tout autre contexte. La Belgique joue chez elle, sur terre battue indoor ("même si je ne crois pas que cela aura une influence cruciale sur le résultat", pense Fissette), nos jeunes ont deux ans de plus, Pegula, Navarro et Taylor Townshend en double ne sont pas là, et côté belge la 20e mondiale en simple et numéro 1 en double, Elise Mertens, retrouve la sélection après avoir fait l'impasse sur l'épreuve depuis la phase finale du groupe mondial de novembre 2022, à Glasgow;
C'est donc une équipe et une ambiance complètement renouvelée que retrouve aujourd'hui Elise, dont capitaine et joueuses s'accordent à dire qu'elle peut faire la différence dans la magnifique salle ostendaise.  
 
Elise, vous n'aviez plus joué pour la Belgique depuis trois ans et demi, donnant la priorité à un planning très chargé sur le circuit, qu'est-ce qui vous a décidé à revenir cette année ?
 
D'abord le fait que la rencontre se dispute en Belgique, où l'on n'a pas la chance d'avoir un tournoi WTA et où il y a très longtemps que je n'ai plus eu l'occasion de disputer une compétition. Toutes les planètes se sont en quelque sorte alignées. On joue sur terre battue, ce qui tombe à pic avant les tournois de Stuttgart, Madrid et Rome qui sont à mon programme, c'est presque la préparation idéale. Je suis contente d'être là, j'ai entendu qu'on a vendu beaucoup de tickets, qu'il y aura de nombreux Belges, j'espère contribuer à donner un coup de pouce à notre tennis féminin et apporter quelque chose à l'équipe.
 
Avez-vous encore une idée précise de quand date votre dernière prestation en Belgique sous le maillot national ?
 
Etait-ce à Liège ? Peut-être. Mais quand ? (Greet Minnen la met sur la voie) Oui, c'est ça, c'était en Fed Cup contre le Kazachstan à Courtrai, il y a plus de six ans (février 2020, ndlr)
 
Est-ce que Zizou Bergs, avec qui vous avez disputé l'United Cup en début d'année dans une belle ambiance d'équipe, vous a remis sur la voie comme on l'a dit ?
 
Je ne peux nier que cela a recommencé à me "chatouiller" après cette semaine australienne. J'y ai pris beaucoup de plaisir et les résultats ont suivi puisque nous avons atteint les demi-finales. Zizou sait mettre de l'ambiance, on a bien joué, on s'est bien amusés, et tout le monde était à 100 %. C'est une autre compétition que la BJKC, mais il y avait beaucoup de motivation. On avait décidé ensemble d'y aller, et vous savez comment il est, il n'a cessé par la suite de m'envoyer des messages pour que je rejoue pour la Belgique, peut-être que cela a joué un petit rôle, mais la décision finale je l'ai prise toute seule (sourire)"
 
Le fait de ne pas figurer en Billie Jean King Cup vous a privée des JO de Paris, est-ce que la perspective de Los Angeles 2028 vous a également "chatouillée" au moment prendre votre décision ?
 
C'est encore loin, en tennis il y a tellement de rendez-vous importants et de grands tournois qu'il est difficile de planifier longtemps à l'avance, mais à 30 ans je n'ai en tout cas pas envie d'arrêter et les Jeux Olympiques c'est quelque chose que j'aimerais encore faire, ils sont dans un coin de ma tête. 
 
Pourquoi pas en double avec Magali Kempen, votre potentielle partenaire samedi face aux Américaines ?
 
Elle s'en tire plutôt bien pour l'instant (81e mondiale, ndlr), alors oui, qui sait à l'avenir ?
 
A 30 ans, avec votre classement (WTA 20, numéro 1 en double) et votre expérience, vous faites un peu office de mentor pour les jeunes de l'équipe ?
 
Je sais que je ne suis pas une animatrice de groupe comme peut l'être Zizou. Le rôle de mentor convient plutôt à Kirsten Flipkens (assistante du capitaine et coach de Hanne Vandewinkel et Greet Minnen, ndlr). Tout le monde est sur le circuit, chacun a sa propre manière de fonctionner, les jeunes apportent leur énergie et si je peux leur apprendre quelque chose c'est avec plaisir.
 
Même une équipe B des Etats-Unis reste un Team USA redoutable...
 
 ... Exactement. Gauff, Pegula, Anisimova, Keys, Navarro ne sont pas là, tant mieux pour nous, mais Iva Jovic est 16e mondiale à 18 ans, quart de finaliste de l'Open d'Australie et récente demi-finaliste à Charleston sur la terre battue américaine. Le grand public ne les connaît pas toutes, mais une quinzaine de joueuses US figurent dans le Top 100. Hailey Baptiste est 35e mondiale et McCartney Kessler a beaucoup d'expérience. Ce n'est pas une équipe au rabais, ce sera un challenge difficile, on a nos chances, j'espère qu'on peut y arriver, mais on aura sûrement besoin du soutien du public.

A ce sujet, il reste des places; Toutes les infos ici

 

Publié le 08-04-2026

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