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Bulgarie - Belgique 0-4 : mission accomplie pour les Red Aces

Steve Darcis avait clairement enfoncé le clou la veille pour que l'équipe belge ne fasse pas durer le plaisir dimanche. Il a été entendu cinq sur cinq par notre paire de double qui a apporté le troisième point décisif en remportant deux tie-breaks. "Je suis fier de tous", a résumé le capitaine.
2e tour en septembre en Autriche.
 

Comme les deux simples de samedi, le double déterminant de dimanche midi a été très disputé face à des adversaires à la fois valeureux, jeunes et talentueux, mais à chaque fois nos compatriotes se sont logiquement imposés. Joran Vliegen et Sander Gille ont rempli leur contrat et fait parler toute leur expérience face à une paire bulgare Donski/Nesterov recherchant l'osmose complète avec son public encore plus engagé et bruyant que la veille.
 
Après un premier set sans break, ils se sont imposés 7-5 lors du jeu décisif, sur une double faute adverse. Menant ensuite 3-1 en début de deuxième manche, on les a cru partis pour une victoire relativement tranquille, mais dans un match "rollercoaster" un peu fou et une ambiance de plus en plus chaude, ce sont plutôt les Bulgares qui ont renversé la vapeur pour mener 3-4. "Ce sont des moments de stress que nous avons souvent dû affronter, il faut savoir garder la tête froide", assurait Joran. Nos compatriotes ont finalement su bien gérer cette fin de partie conclue sur un nouveau tie-break (7-3) et une nouvelle double faute bulgare. "C'était plutôt agréable à jouer", souriait Sander, "on aime quand il y a de l'ambiance, les Bulgares étaient dos au mur, il est normal que ce soit un peu électrique."
 
Raphaël plutôt que Gilles-Arnaud
 
"Le bilan est forcément très positif", a résumé ensuite Steve Darcis. "On l'a assez répété, on savait que cela pouvait devenir une rencontre difficile, un peu piège contre une équipe largement en dessous de nous sur papier. Mais le papier, on l'a déjà dit, ce n'est pas tout, il y a la réalité du terrain. Et là, nos joueurs ont vraiment été bons, ils ont été courageux. Ils n'ont pas tous fait leur meilleur match, mais on a vu des mecs qui avaient envie de gagner et qui ont tout fait pour. Je suis super fier d'eux, super fier de les avoir eus ici, parce que je sais à quel point c'est difficile de changer de surface à ce moment de l'année".
 
Le résultat acquis, conformément au règlement ITF, il fallait encore disputer un quatrième match pour le public qui s'était déplacé. On s'attendait à voir Gilles-Arnaud Bailly prendre le relais des "titulaires" et ouvrir son compteur en Coupe Davis, même sans enjeu, mais c'est finalement Raphaël Collignon qui est (re)monté sur le court. "La vérité, c'est que nous avions des doutes au niveau du dos de Gilles-Arnaud", dit le capitaine. "Il était un peu fragile en fin de semaine, avec le staff on pensait qu'il n'était peut-être pas tout-à-fait prêt. Raph est en forme, il n'a pas joué un grand match samedi, j'avais envie qu'il remonte sur le terrain et lâche un peu plus ses coups." Dans cet ultime partie, sans enjeu, le Liégeois n'a laissé aucune chance à la grande promesse locale, Ivan Ivanov, sur un double 6-2.
 
En Autriche 
 
Sur la route du Final 8 de Bologne, il reste à présent à l'équipe belge un dernier obstacle et un deuxième déplacement à négocier en septembre prochain. Très exactement en Autriche, tombeuse du Japon (2-3) à Tokyo. Notre futur adversaire n'est certes pas inaccessible mais n'en est pas moins d'un autre calibre que la Bulgarie, avec Filip Misolic (ATP 76), absent ce week-end, Sebastian Ofner (ATP 135) ou encore Jurij Rodionov (ATP 172), sans oublier un solide duo de double Lucas Miedler (ATP Double-20) / Alexander Erler (ATP Double-38). Il aura le double avantage de jouer chez lui tout en pouvant choisir la surface. Les deux dernières fois qu'il a pu se produire à domicile, c'était là encore sur terre battue, victoires face à la Turquie et à la Finlande.
"Ils étaient qualifiés pour Bologne l'an dernier, comme nous, cela veut dire qu'ils font du bon travail", conclut Steve Darcis. "Ce sera une super rencontre, et je connais très bien Jurgen (Melzer, le capitaine autrichien, ils se sont rencontrés cinq fois sur le circuit entre 2008 et 2016, Steve a gagné trois fois), on communique souvent. Mais on ne va pas commencer à se projeter alors qu'on ne sait encore rien et qu'il reste sept mois. On va d'abord essayer de profiter un peu, et puis tout le monde repart en tournoi, la vie continue."
 
Pour Raphaël Collignon et Alexander Blockx, elle passe cette semaine par le Challenger 125 de Pau où l'on attend la reprise en compétition de David Goffin.
 
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Publié le 09-02-2026

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