Le M25 de l'Argayon au coeur d'un nouveau triptyque belge
D'Uccle (ITF 30.000 dollars au Léopold Club) à Liège (ATP Challenger 50 au RTCL) en passant par Nivelles (30.000 dollars à l'Argayon), la Belgique, et particulièrement la région francophone, va vivre fin juin début juillet à l'heure du tennis, avec une sorte de mini circuit aussi précieux pour nos jeunes joueurs qu'attrayant pour l'amateur de notre sport.
Les organisateurs du BW Tennis Trophy, tournoi 30.000 dollars qui se tiendra du 28 juin au 4 juillet dans les installations de l'Argayon, ont présenté leur compétition mercredi matin, et rappelé qu'elle s'inscrivait dans un contexte inédit, entre l'ITF 30.000 dollars du Léopold Club du 21 au 28 juin et le Challenger 50 de Liège du 5 au 12 juillet. Trois événements naturellement reliés puisque, d'une part, ils vont permettre à une même catégorie de joueurs pros, parmi lesquels nombre de jeunes Belges, de disputer trois tournois en trois semaines quelque part entre la capitale et la cité ardente, ce qui leur permet d'évoluer à moindre frais dans un environnement favorable. Quand on sait ce que peut coûter une carrière à ce niveau, c'est précieux. Et d'autre part, le meilleur Belge des deux premiers rendez-vous qui n'aura pas directement accès au Challenger liégeois y obtiendra une wild card pour les qualifications.
On peut d'autant plus se féliciter de l'avènement d'un tel triptyque que si on arrive à multiplier ailleurs les organisations du genre, y compris dans certains pays d'Afrique, en Belgique ceux qui s'y sont employés savent à quel point c'est compliqué, ne fut-ce que pour trouver les sponsors qui font la différence. A Nivelles et à l'Argayon, avec le soutien actif, entre autres, de la région Brabant de TPPWB, Jeroen Buys, le directeur du tournoi, et Xavier Daufresne, l'ancien 1/8e de finaliste de l'Australian Open, directeur du club nivellois depuis 30 ans, y sont donc arrivés. "Nous organisons déjà chaque année, et depuis plus de 20 ans, des tournois internationaux pour jeunes moins de 14 et moins de 16 ans", rappelle Xavier. "Quand l'occasion s'est présentée de retrouver en quelque sorte l'ambiance du circuit que j'ai tellement appréciée en son temps, alors qu'on était loin des facilités d'aujourd'hui, je n'ai pas hésité, cela va forcément réveiller quelques souvenirs", sourit-il.
Si l'on en croit les dernières nouvelles, il pourrait même croiser sur ses courts deux garçons qui, comme lui, ont défendu les couleurs belges en Coupe Davis, Kimmer Coppejans et Michael Geerts, en compagnie de Jack Loge, Tibo Colson, Emilien Demanet, Pierre-Yves Bailly côté belge, et du Français Geoffrey Blancaneaux, par exemple, ancien 134e mondial, dans le contingent étranger. "Quand on voit l'incertitude qui a régné à Roland Garros, et les résultats réalisés par des filles ou des gars que l'on n'attendait pas, on se rend compte que l'on n'est pas si loin de ce niveau lors de certains matches de tournois comme celui-ci", a conclu le directeur technique fédéral Thierry Van Cleemput. "Cela joue bien, voire très bien, et on peut l'apprécier tout à l'aise, une boisson fraîche à portée de main, alors qu'à Roland on doit jouer des coudes pour voir quelque chose le gosier sec et l'estomac vide sous le cagnard. En plus, ici, l'entrée est gratuite."
Rien à ajouter, sinon qu'un kids day et un wheelchair clinic sont prévus le mercredi, ainsi qu'une Ladies night le jeudi avec Els Callens. Les finales du double et du simple sont programmées le samedi 4 juillet.
Publié le 11-06-2026
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